Prendre de la hauteur…

Vendredi 26 juillet

Nous avons commencé la journée on mangeant le pain que j’ai préparé la veille. Tout le monde l’a bien apprécié. La route pour aller jusqu’à Samaipata n’était pas toujours très évidente, en faite il n’y avait plus de route par moment. Nous bivouaquerons très proche du site d’El Fuerte.

Samedi 27 juillet

Aujourd’hui nous allons à Samaipata visiter le site inca d’El Fuerte. Nous nous y rendons à son ouverture à 9h pour avoir le privilège d’être les premiers. Ce lieu est très touristique et les Cruceños (habitants de Santa Cruz) s’y rendent souvent les week-end. Samaipata signifie « repos dans les hauts plateaux  » en quechua. Le tour des ruines nous prendra 2 heures, les filles nous devancent tout le long en s’inventant des histoires. Ça fait plaisir de voir Éléonore marcher sans rechigner. Léontine quant à elle est attentive au site et aux différentes explications. Au dessus du site nous avons pu admirer nos premiers condors. ( Difficile a photographier). Après cette belle visite, nous mangeons dans l’enceinte du parc. Puis nous allons visiter le musée de Samaipata où sont exposés des vestiges incas.

Nous avons arpenté le marché et la belle place. Puis direction un grand parking à proximité d’un stade de foot pour dormir. Nous serons un peu à l’écart de la ville et c’est pas plus mal puisque nous sommes samedi soir. A notre arrivée, ce n’est pas un match de foot qui a lieu mais un entraînement militaire. La nuit sera calme mais le réveil étonnant. Il est à peine 7h qu’un clairon résonne juste à côté d’Icidor. L’entraînement militaire reprend, ils sont tous en arc de cercle devant nous. Heureusement que les vitres d’Icidor ne permettent pas de nous voir de l’extérieur car pendant que la pâte a pancakes repose, les filles rigolent à les voir s’exécuter. Nous reprendrons la route pour prendre encore de la hauteur et nous rendre à Incallajta.

Le long de la route (enfin plutôt des travaux) nous avons encore pu apercevoir des condors et la neige au loin sur les sommets. Icidor nous a bien secoué, Seb a super bien géré la non route et nous avons tous bien respiré de la poussière !!! Nous n’arriverons pas au bivouac escompté, il nous reste trop de km et au vu de l’état de la route et de la nuit qui ne tardera pas a tomber, nous préférons nous arrêter avant. Et pourtant, nous n’avons pas été dérangé par les engins de travaux puisque nous sommes dimanche. La vue de notre bivouac est splendide, nous sommes à 2900m d’altitude et avant d’aller dormir nous sortons tous les 4 admirer les étoiles. Notre premier nuit a presque 3000m s’est bien passé.

Lundi 29 juillet.

C’est reparti direction Incallajta. On retourne dans les travaux, mais cette fois, il y a les engins. Petites pensées à mes cousins qui bossent dans le BTP, je n’ose pas vous expliquer plus que ça les moyens que les boliviens ont à leurs dispositions. Nous arrivons à l’entrée du site d’Incallajta et nous nous garons pour minimum 2 nuits. A proximité il y a une rivière d’eau douce, nous en profiterons pour laver Icidor de fond en comble, faire notre lessive et remplir les réservoirs. Les filles sont ravies de nous aider et de profiter librement de l’extérieur, en plus il y a des moutons.

Le lendemain nous allons à pieds jusqu’aux ruines d’Incallajta. Il nous faut traverser la rivière par un pont rigolo qui secoue comme dit Éléonore. Nous sommes guidés par Beta et sa petite fille. Le site est en forme de condor. Une belle promenade jusqu’à une cascade.
Nous sommes tellement bien qu’une nuit supplémentaire avant d’aller à Cochabamba nous fera du bien. On dort toujours mieux en dehors des villes, même si on ne dit pas non à un peu de wifi. Enfin de compte, ça ne nous manque pas tant que ça, mais les articles du blog sont fait reste plus qu’à publier. Faut bien que vous ayez quelques choses à lire pendant vos vacances, vos pauses déjeuners ou vos apéros…

Mercredi 31 juillet nous arrivons à Cochabamba une très grande ville de presque 630 000 habitants. Nous descendons en altitude et sur le Cerro de San Pedro ( un Mont qui surplombe la ville) nous voyons au loin une statue du Christ qui se dresse, tel la vierge Marie qui domine le Puy-en-Velay ( où jai passé mon bac et où j’ai appris à être du bon côté de l’aiguille). Après quelques recherche sur notre lonely, nous apprenons que cette statue fait 33 m et qu’elle dépasse de 44cm le fameux Christ Redentor de Rio. Mince alors on pensait qu’il serait beaucoup plus imposant. Heureusement qu’on est pas allé jusqu’à Rio on aurait été déçu !!

A Cochabamba, nous optons de nous arrêter autour d’une place un peu excentré de la ville car la conduite bolivienne en ville n’est pas trop notre tasse de thé. Nous allons nous dégourdir les jambes et recherchons du wifi ouvert. Nous reviendrons bredouille, tampis nous devrons attendre d’aller manger pour en bénéficier. Nous mangerons du poulet avec des frites, du riz et des bananes fries. Pendant que les filles joueront aux jeux nous découvrons tous nos messages, vérifions nos mails et publions nos 2 derniers articles.

Jeudi 1er Août

Nous partons de Cochabamba après avoir fait le plein de nourriture et d’essence (toujours au jerrican) et reprenons de la hauteur. Nous nous arrêtons au bord d’un lac où nous sommes seuls et c’est très propre. Les filles profitent des grands espaces pour se fabriquer un campement en rassemblant des pierres, elles ont une imagination folle en se moment c’est super. Pendant ce temps avec Seb nous faisons le point sur notre itinéraire jusqu’à Sucre et je prépare les premiers cours de Ce2 et Gs. Oui la rentrée scolaire débute le 2 août chez les Smile !! Et hier, j’ai débuté ma dispo de l’hôpital, du coup petite pensée à tous mes collègues (anciens et actuels).

Vendredi 2 août, lever tardif et frais. On met un bon coup de chauffage car à l’extérieur il a gelé. Nous sommes à 3200m d’altitude et c’est l’hiver !! 10h j’appelle mes élèves pour débuter l’école. Grammaire et mathématiques pour Léontine et pour Éléonore travail sur la date et les nombres. 2h d’école entrecoupé d’une petite récréation. Pendant ce temps, Seb bricole sur Icidor. Le vent nous aura accompagné toute la journée, du coup on sort le cerf-volant. Les débuts sont difficiles mais après une pause pour une petite ballade, le cerf-volant est mieux maîtrisé. Éléonore se sera même fait un petit peu emporter. Elle préférera rentrer pour jouer au playmobil. Léontine aura, je pense, des courbatures demain.

Nous quittons ce beau bivouac pour prendre tranquillement la direction de Sucre.


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